1er Juillet, jour de sport national des Québécois

01 07 2009

Aujourd'hui 1er juillet, pour certains c'est le jour de la Fête du Canada, tandis que pour d'autres, c'est le jour de sport national de environ 200 000 Québécois, c'est-à-dire le jour de déménagement.

Comme à d'autres années, certains médias se font le porte-parole des associations de propriétaires comme la Corpiq, afin de dénoncer les mauvais locataires qui ne paient pas leur loyer, alors que les mauvais payeurs ne représentent selon la CORPIQ que 7% de leurs locataires, ce qui représente tout de même selon la CORPIQ des pertes estimées à 200 millions $.

Je reconnais qu'il y a et qu'il y aura toujours des gens qui abusent du système, et ils savent quoi faire pour ne pas payer leur loyer, mais les gens qui ne paient pas leurs loyers ne le font pas tous de façon préméditée. Les raisons de non paiement sont variées, on a qu'a penser aux gens qui ont eu la malchance de perdre leur emploi, et qui attendent toujours leur premier chèque d'assurance emploi, à cause que la Commission de l'assurance emploi du Canada ne suffit pas à la demande croissante des nouvelles demandes d'assurance emploi, et ce même si le gouvernement fédéral a annoncé dernièrement, qu'il embaucherait des nouveaux employés pour aider le plus rapidement possible les chômeurs.

On peut également considérer que certaines personnes paient en retard leur loyer à cause qu'ils connaissent également des retards dans la perception de leurs chèques de la CSST, ou encore de leur chèque des compagnies d'assurances collectives qui sont toujours heureuses de recevoir leurs primes d'assurances, mais qui, lorsque vient le temps de payer, ne sont jamais pressées à délier les cordons de la bourse.

En parlant d'assurance, certains animateurs de la station radiophonique CHOI-FM ont accusé les locataires de ne pas prendre d'assurance habitation (1 Québécois sur 4), même si selon eux, une telle assurance peut coûter aussi peu qu'une vingtaine de dollars. Savent-ils que certaines compagnies d'assurances refusent d'assurer certains locataires pas à cause qu'ils sont insolvables, mais bien à cause que ces compagnies veulent limiter les risques, en n'assurant pas plus qu'un certains nombre de locataires dans un secteur donné.

Et que dans d'autres cas, il y en a certains qui n'ont pas les moyens de se prendre une assurance habitation, on a qu'à penser qu'aux chefs de familles mono-parentales qui sont souvent à faibles revenus, et qui ont toutes les misères du monde à recevoir les pensions alimentaires de leur «ex».

C'est facile de s'en prendre aux mauvais locataires, surtout lorsqu'on ne fait qu'écouter le lobby des propriétaires, mais si ces médias tiennent vraiment à donner l'heure juste sur la crise du logement qui persiste depuis maintenant plusieurs années, ils devraient également rencontrer sans préjugés, les représentants des associations de locataires au lieu de les crucifier sur la place publique.




Le gouvernement Harper réinvestirait dans le logement social

26 01 2009

Depuis quelques années, on a pris l'habitude de voter pour des gouvernements minoritaires, peut-être à cause qu'on ne fait pas confiance aux gens qui se présentent devant nous, même si ça peut avoir comme inconvénient d'avoir plus souvent des élections, mais avoir un gouvernement minoritaire peut aussi avoir certains avantages, surtout lorsque le gouvernement au pouvoir risque de tomber en tout temps, comme c'est présentement le cas à Ottawa avec la présentation du prochain budget le 27 janvier prochain, ce qui voudrait dire la tenue de nouvelles élections moins de quatre mois après la réélection du gouvernement conservateur, à moins que les partis d'opposition décideraient de demander à la gouverneure générale Michaëlle Jean de former un gouvernement de coalition, ce qui selon certains spécialistes constitutionnalistes, serait tout à fait légal, alors que pour une bonne partie de la population, avoir un gouvernement de coalition serait considéré ni plus ni moins comme un coup d'État.

Le gouvernement Harper cherchant à survivre, présente déjà au compte-gouttes certains éléments de son budget qui sera présenté cette semaine, et un des éléments qui a fait la manchette en fin de semaine, est que le gouvernement conservateur va débloquer deux milliards $ qui seront dépensés sur une période de deux ans dans le logement social, ce qui est tout de même une assez bonne nouvelle, considérant que depuis 1994 les gouvernements conservateur et libéral consécutifs ont cessé d'investir dans le logement social.

De ce budget: 400 millions$ seront destinés à la construction de logements sociaux pour les personnes âgées à faibles revenus, alors que 600 millions$ seront dépensés dans les rénovations des infrastructures situées dans des communautés autochtones, et que le reste servira à rénover les logements sociaux déjà existants, on peut prévoir que les associations de locataires répondront que c'est bien insuffisant, puisque pour le Front d'action populaire et de réaménagement urbain (FRAPRU), le désinvestissement dans le logement social a coûté 52,000 logements, dont 5,400 pour la région administrative de Québec.

Ces associations ne doivent pas oublier, qui si on n'était pas dans une période de crise économique, et que le gouvernement, et surtout un gouvernement conservateur n'investissait pas dans les infrastructures pour créer des emplois, il n'y aurait vraisemblablement pas de programme de logements sociaux, mais les associations comme le FRAPRU ne doivent pas pour autant cesser de faire du lobbying pour promouvoir le logement social, puisque les besoins pour avoir des logements à faibles coûts sont plus criants que jamais.




L'Office de protection du consommateur paralysé

01 03 2008

Je regarde rarement les émissions qui traitent de consommation comme "J.E." et "La facture" en raison de mon horaire de travail, mais aujourd'hui, j'ai réussi à regarder à la SRC l'émission "La facture" dont le thème était "la paralysie" de l'office, provoquée par le sous-financement chronique de l'État.

Ce n'était pas la première fois, que j'entendais ce genre de propos, je les avais également entendus en mars 2000, alors que j'assistais à titre de membre du conseil d'administration de l'Association coopérative d'économie familiale de Québec (ACEF), au premier colloque sur la protection des consommateurs, où on indiquait, que les médias jouaient déjà à l'époque un rôle très important dans la défense des droits des consommateurs, grâce, justement aux émissions nommées ci-dessus.

Les orateurs trouvaient que la situation était "étrange", parce que l'OPC n'avait pas la capacité de traiter tous les dossiers, et les gens se tournaient alors vers les médias, et que dans bien des cas, l'implication des médias permettaient de régler rapidement certains dossiers.

La situation vécue par l'Office de protection du consomateur, n'est cependant pas l'unique cas à connaître une situation similaire. C'est également le cas de la Régie du logement du Québec, où lors de la période de renouvellement de bail, ou encore de contestation de reprise de logement, référeront certaines personnes vers les associations de locataires pour obtenir de l'information sur leurs droits, ou encore à avoir de l'information sur la façon de monter leur dossier pour une audience à la Régie du logement.

De plus, il y a de plus en plus d'audience pour contester les avis d'augmentations de loyer, et les périodes d'attentes pouvaient atteindre, selon certaines associations de locataires, jusqu'à 18 mois avant d'avoir une date d'audition, principalement en raison du manque de régissaires, et qui passaient souvent les dossiers en non paiement de loyers en priorité.

Ce qui a comme conséquence, que certains locataires qui avaient contesté leur augmentation de loyer, et dont le propriétaire avait eu gain de cause, devaient une importante somme d'argent à leur propriétaire.

Pour palier au problème du manque de régissaire, le gouvernement avait envisagé de mettre une procédure accélérée d'expulsion des locataires qui ne payaient pas leur loyer, mais les associations de locataires se sont montrées opposées à un tel projet, puisque les immigrants qui parlent peu ou pas le français ou l'anglais, ou encore les personnes analphabètes n'auraient pas nécessairement le temps de contester leur avis d'expulsion.

C'est certain que la Régie du logement pourrait engager plus de régissaires, c'est ce qu'elle a fait il y a à peine quelques années, et Québec disait alors, que ça permettrait de "désengorger le système", mais en réalité, l'embauche des nouveaux régissaire n'est qu'une solution à court terme, puisque ces régissaires avaient été embauchés avant tout, pour préparer la relève des régissaires qui vont partir à la retraite.

Alors on peut croîre que malheureusement, on connaîtra à nouveau les mêmes difficultés avant longtemps.




Assemblées d'information sur les hausses de loyer à Québec

31 01 2008

Votre loyer vous coûte trop cher? Vous avez reçu votre avis d'augmentation? Vous désirez en savoir plus sur les augmentations de loyer? Le Bureau d'animation et information logement (BAIL) a pensé à vous. Nous vous offrons une soirée d'information sur le sujet. Deux dates et deux lieux vous sont proposés:

12 février à 19h00 au Cégep de Limoilou: 1300, 8ième Avenue, salle 1112

26 février à 1930 au Centre Lucien Borne: 100 Chemin Ste-Foy, salle 308

Confirmez votre présence auprès de Majorie au 523-6177




La Régie du logement sort ses indices sur les augmentations de loyer pour 208

28 01 2008

La Régie du logement a sorti aujourd'hui ses indices pour les ajustements de loyer pour 2008-2009, selon la Régie du logement, les hausses de base doivent être les suivantes:

  1. logement non chauffé: 0,7%
  2. logement chauffé à l'électricité: 0,8%
  3. logement chauffé au mazout: 1,3%
  4. logement chauffé au gaz naturel: 0,5%

Pour M. Robert Soucy de l'Association des propriétaires recommandait à ses membres d'augmenter les loyers de 2 à 4%, sans tenir compte s'il y a eu ou non des rénovations majeures, puisque les chiffres donnés par la Régie du logement ne réflètent pas la réalité des conditions de location de logement, ce qui empêchait plusieurs propriétaires de faire des rénovations.

SelonM. Soucy, lors d'une entrevue accordée à LCN, pour fixer le loyer, on devrait également tenir compte du taux d'inflation et également de la fluctuation  du taux de taxe municipale.

Mais est-ce que ça veut dire, que si les taxes baissaient dans une ville, les proprios vont également baisser le prix du logement? Personnellement j'en doute.

Il faut rappeler qu'en 2005 la Corpiq, une autre association de propriétaires avait décidé de contester devant les tribunaux  le droit de la Régie du logement à sortir les indices des ajustements de loyers, mais la requête devait être rejetée par la Cour supérieure du Québec.

D'autre part, on peut se demander, si la Régie du logement n'a pas un parti pris dans les dossiers en fixation de loyer, puisque de l'aveu même de la CORPIQ, la Régie du logement penche souvent en faveur des propriétaires dans les dossiers de fixation des prix de loyer.




On marginalise davantage les fumeurs...

16 01 2008

Depuis un certain temps on marginalise de plus en plus les fumeurs, ils n'ont plus le droit de fumer dans les lieux publics (restaurants, bars) etc., et certains propriétaires songent à refuser de prendre des locataires qui fument.

Maintenant ce sont les hôtels qui se mettent de la partie, ainsi dans certains hôtels, si des gens fument dans leurs chambres qui sont dans des sections-non fumeurs, ils pourraient se faire imposer des frais supplémentaires pouvant aller jusqu'à 200$ pour la durée de leur séjour, qui serviront à nettoyer en profondeur les chambres à leur départ

Mais est-ce qu'une telle mesure pourrait être facilement applicable? Un client pourrait-il refuser de payer ce montant, sous le prétexte qu'il n'y restait plus de chambres fumeurs, ou encore, que c'était le client précédent qui fumait dans la chambre et qui ne s'était jamais fait prendre, et dont la senteur est restée dans la chambre à l'arrivée du nouveau client?

Accepteriez-vous de séjourner dans un hôtel qui charge de tels frais, où iriez-vous plutôt dans un autre hôtel ou motel qui en exige pas?




Des cadeaux de Noël des propriétaires

19 12 2007

Comme le veut la "tradition" instaurée par les propriétaires, les locataires reçoivent souvent en guise de carte de Noël un avis de reprise de logement ou d'augmentation de loyer. C'est sans doute leur façon de nous souhaiter une bonne et heureuse année...

Malgré ce que pensent la plupart des gens, les propriétaires n'ont pas un droit absolu de reprendre possession d’un Logement, ni d'augmenter comme bon leur semble le coût du loyer. En principe, ils doivent respecter certaines règles, bien que la plupart d'entre eux ne semblent guère s'en soucier, II revient donc aux locataires d’exercer des recours afin de faire respecter leurs droits.

Reprise de possession : que faire ?

Si le propriétaire souhaite reprendre possession de votre logement pour s'y loger ou y loger ses ascendants (père, mère) ou descendants (fils, fille), il doit vous faire parvenir un avis écrit au moins 6 mois avant la fin de votre bail (si celui-ci est de 12 mois). Par exemple, si votre bail prend fin le 30 juin prochain, l’avis du propriétaire doit vous être envoyé au plus tard le 31 décembre. Tout avis envoyé après cette date est invalide. Par ailleurs, seuls les propriétaires individuels ou les couples ont droit de reprendre possession d'un logement. Si I'immeuble est détenu en co-propriété ou par une entreprise, les reprises sont en principe interdites, même si votre proprio tente de vous convaincre du contraire! Vous avez 30 jours pour accepter ou refuser la reprise de votre logement, Nous suggérons a tous les locataires de s'y opposer. Le propriétaire aura alors (l’obligation de demander l'autorisation a la Régie du logement, Lors de I'audience, vous aurez la possibilité de démontrer la mauvaise foi du propriétaire (ce qui est courant) et/ou d'exiger un dédommagement financier pour la perte de votre logement. Comme la Régie du logement a tendance a être très conciliante avec les propriétaires et que les indemnités accordées aux locataires peuvent varier énormément, il importe de se préparer minutieusement avant de se présenter à I'audience, Le BAIL accorde une très grande importance au problème des reprises de logement. N'hésitez pas a nous contacter pour nous faire part de votre situation : on peut certainement vous aider.

'

Hausse de loyer : souvent trop salée!

Si votre bail de 12 mois prend fin le 30 juin prochain, vous risquez de recevoir entre ler janvier et le 31 mars un avis de renouvellement de bail de la part du propriétaire. Cet avis comportera sans doute une augmentation de loyer, mais peut-être d'autres modifications a votre bail (comme le retrait de certains services, par exemple), Avant d’accepter ces modifications, prenez un temps de réflexion. Vous avez un mois pour répondre a cet avis (par courtier enregistre). Rien ne presse! II s'agit de déterminer si la hausse de loyer qui est proposée est "raisonnable" ou non, Pour se faire une idée plus juste, il convient d'attendre la sortie des taux d'ajustement de la Régie du logement, qui devraient être rendus publics dans la semaine du 22 janvier, D'autre part, le BAIL recommande aux locataires de vérifier la hausse (ou la baisse) du compte de taxe foncière de leur immeuble avant de donner une réponse au propriétaire. Pour ce faire, communiquez avec votre bureau d'arrondissement Si vous avez des questions a propos de votre hausse de loyer, n'hésitez pas a contacter la permanence du BAIL. L'association organisera également de janvier a mars différentes activités d'information pour ses membres. Appelez-nous pour en savoir plus!

 




Ah les maudits propriétaires...

29 09 2007

<P>Il y des propriétaires qui ne sont pas toujours pressés de faire des réparations...</P>